Article de Frédérick Casadesus - CFDT magazine Juin 2015

Charles-Valentin Alkan  » Ressouvenir » par Laurent Martin.

Pianiste français que l’on présente comme discret parce qu’il n’est pas célèbre, Laurent Martin n’en est pas moins talentueux. Cet enregistrement le démontre parce qu’avec une science du phrasé, de la respiration, de la tendresse, il nous restitue les mille paysages d’Alkan. Ce compositeur des temps romantiques est aujourd’hui presque à la mode et chacun peut s’en réjouir tant ses œuvres, brèves mais profondes, émeuvent. Avez-vous le goût des chemins de traverse ? Alors courez vite à la recherche de ce bonheur.

Label Ligia Digital, distribué par Harmonia Mundi.

Blog de Frédérick Casadesus sur le site MEDIAPART (Avril 2015)

Charles-Valentin Alkan  » Ressouvenir » par Laurent Martin.

Charles-Valentin Alkan compte aujourd’hui parmi les compositeurs à la mode et c’est heureux. Mais cela fait pourtant des années que le pianiste français Laurent Martin le joue, sans que les foules de mélomanes, hélas, en aient toujours conscience. Il est temps que cela change, quoiqu’il se porte très bien, qu’il mène une carrière des plus honorables, merci pour lui.
L’avez-vous remarqué? Lorsqu’un journaliste ou critique désire attirer l’attention des gens sur un artiste, il use des mots sensibilité, rayonnement, justesse de ton. C’est que l’imagination n’est pas toujours en notre pouvoir.
Alors, aujourd’hui, foin de stratagèmes à deux sous… Soulignons simplement que Laurent Martin propose un nouveau disque remarquable, anthologie dédiée à Charles-Valentin Alkan, et que si cet enregistrement ne se trouve pas bientôt sur votre bibliothèque, c’est que vous êtes sourd ou bien que vous redoutez que vos étagères s’effondrent sur votre tête.
Blague à part, écoutez-le, vous en serez heureux.
Belle journée à tous!. Accès au site Mediapart.
Label Ligia Digital, distribué par Harmonia Mundi.

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Interview de Laurent Martin sur la RADIO SUISSE ROMANDE (Octobre 2013)

Laurent Martin était invité par Catherine Buser pour son émission « Musique en mémoire » sur Espace 2, l’antenne classique de la Radio Suisse Romande. Il présentait 5 compositeurs romantiques  français méconnus dont il a fait les enregistrements : Pauline Viardot, Mel Bonis,  Fernand de La Tombelle,  Théodore Gouvy et Blanche Selva. Ecouter l’émission .

CLASSICA (avril 2013)

BLANCHE SELVA
Chants de Lumière, 9 mélodies, 3 œuvres pour piano.
Amanda Favier, violon, Laurent Martin, piano et Jacqueline Laurin, soprano.

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CLASSICA (février 2013)

THEODORE GOUVY
L’œuvre pour 2 pianos
Laurent Martin et Carole Dubois, pianos.

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CLASSICA (décembre 2012)

FERNAND DE LA TOMBELLE
Quatuor Satie et Laurent Martin, piano.

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CLASSICA (décembre 2012)

FERNAND DE LA TOMBELLE
Quatuor Satie et Laurent Martin, piano.

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CLASSICA (juillet 2012)

Jacqueline LAURIN & Laurent MARTIN
Pauline VIARDOT : 23 mélodies russes

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DIAPASON (mai 2012)

Jacqueline LAURIN & Laurent MARTIN
Pauline VIARDOT : 23 mélodies russes

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LA MONTAGNE (mars 2010)

Laurent MARTIN & le Quatuor SATIE
DECOUVERTE : BONNES RAISONS D’ECOUTER CASTILLON

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DIAPASON N° 578 (mars 2010)

ALEXIS de CASTILLON de SAINT-VICTOR (1838-1873)
Musique de chambre avec piano / Chamber music with piano
Quintette avec piano opus 1 – Quatuor avec piano opus 7
Laurent Martin & le Quatuor Satie

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CLASSICA (mars 2010)

ALEXIS de CASTILLON de SAINT-VICTOR (1838-1873)
Musique de chambre avec piano / Chamber music with piano
Quintette avec piano opus 1 – Quatuor avec piano opus 7
Laurent Martin & le Quatuor Satie

Cliquez sur l’image pour lire l’article de Jacques BONNAURE

CLASSICA (avril 2009)

Stéphanie-Marie DEGAND et Laurent MARTIN
Théodore DUBOIS

On redécouvre aujourd’hui Théodore Dubois, l’auteur du fameux Traité d’harmonie, qui présidait le jury du Prix de Rome ayant recalé définitivement Ravel. On n’est pas plus perspicace. Ce n’était pourtant pas un mauvais compositeur. Disons que la musique de Théodore Dubois présente une version assagie et très agréable des vertiges romantiques. Son contemporain Camille Saint-Saëns était plus distancié et classique. Lui se rapprocherait volontiers d’un Max Bruch ou Anton Rubinstein. C’est dire que les caractéristiques de son art sont plus européennes que françaises.

Les Canadiens du Trio Hochelaga avaient déjà tiré de l’oubli ses Trios et Quatuors avec piano. On retrouve dans ce nouveau CD Atma, auquel participent des membres dudit Trio, deux œuvres de premier plan, la Sonate pour violon en la (1900) et la Sonate pour violoncelle en ré (1905) qui définissent parfaitement l’art de Théodore Dubois : sens de la mélodie, romantisme tempéré, qualité et mesure de la forme.
À quoi s’ajoutent sept pièces plus brèves, que l’on pourra qualifier de musique de salon de qualité. L’interprétation est de grande qualité dans l’ensemble, en dépit de quelques insuffisances de la violoniste. Le CD Ligia Digital comprend également la Sonate pour violon, dans une version techniquement plus satisfaisante de Stéphanie-Marie Degand et Laurent Martin.
Autre découverte de choix, à côté de quelques pages plus secondaires, la Sonate pour piano, d’un romantisme tardif (1908) et concentré. Incontestablement décalée par rapport à la jeune génération, cette œuvre n’en est pas moins une des sonates françaises les plus abouties, très bien interprétée par Laurent Martin. Un parfait témoignage de ce qu’aurait pu être le post-romantisme à la française.

Prise de son dynamique et définie.

Jacques BONNAURE Classica avril 2009

LA MONTAGNE (mars 2009)

Stéphanie-Marie DEGAND et Laurent MARTIN
Théodore DUBOIS

Résurrection

Théodore Dubois, tout un symbole!

« Il est un midi jamais son-né, ni prononcé par lequel nous sommes atteints et pour lequel nous n’atteignons rien, oui mais seulement le tout (est) atteint, partout, toujours. »
Théodore Dubois composait la musique pour cet instant précieux où   « le trait musical de l’infini » n’est autre que ce « bonheur immédiat, noeud éphémère étincelant, extase de ce qui est dans le faire, émerveillement et volupté dans le ressac, l’hypnose silencieuse et nue du souffle » (*).

Stéphanie-Marie Degand, archet à l’intelligence extatique impressionnante de détermination, et Laurent Martin, pianiste au toucher à l’énergie souverainement contrôlée et à la fluidité dynamique sans pathos, en dénouent les pénétrants effleurements dans l’Andante , le Scherzo-valse et le Saltarello pour violon et piano, Remember et Sonate pour piano seul en première mondiale chez Ligia Digtal, à côté de la Sonate pour violon et piano créée par Ysaÿe et Pugno!

Plus qu’en épigone romantique, ils confirment Théodore Dubois en symboliste, amoureux d’une écriture musicale qui, à l’image du poème de Crozals, « littéralement nous intime, fleurant l’intouchable, à inaugurer l’impossible » Ne cherchons pas ailleurs que dans la difficulté à trouver de tels interprètes réceptifs à ses puretés de trait et plus encore capables d’en traduire le lyrisme subtilement erratique et la délicatesse de l’éloquence harmonique, les causes de sa disparition du répertoire. Ils font un sort à l’absurde cliché réduisant cette musique à une amabilité désuète, confite dans la naphtaline esthétisante.

L’écriture de Dubois, dont le traité d’harmonie fait toujours autorité. est tout sauf un nostalgique bégaiement passéiste. La cohésion expressive, la sensibilité d’élocution et la vitalité interne du duo Degand-Martin en expriment toute la science du détail et le caractère novateur à bien des égards de la syntaxe. Davantage contemporain de Brahms, Saint-Saëns et Franck que de Stravinsky qu’il n’aimait guère tout en reconnaissant le génie, Dubois n’en tourne pas moins le dos aux conventions par l’originalité de son style.

Roland DUCLOS – La Montagne – 1er mars 2009

* Lisières du Lisible Jean-Marie de Crozals. Théétète éditions

DIAPASON 555 (février 2008)

Stéphanie-Marie DEGAND et Laurent MARTIN
Théodore DUBOIS

Résurrection

Théodore Dubois, tout un symbole!

« Il est un midi jamais son-né, ni prononcé par lequel nous sommes atteints et pour lequel nous n’atteignons rien, oui mais seulement le tout (est) atteint, partout, toujours. »
Théodore Dubois composait la musique pour cet instant précieux où   « le trait musical de l’infini » n’est autre que ce « bonheur immédiat, noeud éphémère étincelant, extase de ce qui est dans le faire, émerveillement et volupté dans le ressac, l’hypnose silencieuse et nue du souffle » (*).

Stéphanie-Marie Degand, archet à l’intelligence extatique impressionnante de détermination, et Laurent Martin, pianiste au toucher à l’énergie souverainement contrôlée et à la fluidité dynamique sans pathos, en dénouent les pénétrants effleurements dans l’Andante , le Scherzo-valse et le Saltarello pour violon et piano, Remember et Sonate pour piano seul en première mondiale chez Ligia Digtal, à côté de la Sonate pour violon et piano créée par Ysaÿe et Pugno!

Plus qu’en épigone romantique, ils confirment Théodore Dubois en symboliste, amoureux d’une écriture musicale qui, à l’image du poème de Crozals, « littéralement nous intime, fleurant l’intouchable, à inaugurer l’impossible » Ne cherchons pas ailleurs que dans la difficulté à trouver de tels interprètes réceptifs à ses puretés de trait et plus encore capables d’en traduire le lyrisme subtilement erratique et la délicatesse de l’éloquence harmonique, les causes de sa disparition du répertoire. Ils font un sort à l’absurde cliché réduisant cette musique à une amabilité désuète, confite dans la naphtaline esthétisante.

L’écriture de Dubois, dont le traité d’harmonie fait toujours autorité. est tout sauf un nostalgique bégaiement passéiste. La cohésion expressive, la sensibilité d’élocution et la vitalité interne du duo Degand-Martin en expriment toute la science du détail et le caractère novateur à bien des égards de la syntaxe. Davantage contemporain de Brahms, Saint-Saëns et Franck que de Stravinsky qu’il n’aimait guère tout en reconnaissant le génie, Dubois n’en tourne pas moins le dos aux conventions par l’originalité de son style.

Roland DUCLOS – La Montagne – 1er mars 2009

* Lisières du Lisible Jean-Marie de Crozals. Théétète éditions

LA MONTAGNE (avril 2008)

Evidence pianistique
Laurent Martin, Chopin patricien

La forme se domine et porte, elle est porte qui s’ouvre et livre sa clarté, respire en plein espace (…) La ligne et sa brusque tension assaillent les regards, si le calme renaît, il fleurit sous l’accord… (*)

Choc en découvrant le Chopin de Laurent Martin, chez Ligia Digital. On se précipite sur Cortot, Samson François, Rubinstein, Arrau, Lipatti, Perlernuter, Pollini ou la trop confidentielle Novaes. Plus près de nous, on réécoute Freire, Kissin. Lugansky. Du (beau) monde sur les rangs ! Alors on repasse encore et encore Martin. Pause. Longue de préférence. Et on reprend tout à zéro. Émotion intacte : il est des évidences qui ne sauraient tromper. Fulgurance de la transparence que l’interprète ne doit qu’à la pureté et à la rectitude d’un jeu entier et dominateur, d’une impeccable projection patricienne. Pas d’esbroufe, de distorsion cadentielle, de gauchissement cosmétique de la syntaxe en quête d’épate. Ce pianiste, au rare toucher de plénitude, partage avec le poète belge cité en exergue cette culture pour une trop grande discrétion. Posture souligne Charles Dobzinski dans sa préface qui permet à Philippe Jones de s’interdire de « revendiquer une situation privilégiée ». Et comme à l’exhortation de Jones, Laurent Martin semble « dans l’élan ultime et la forme première [accorder] la raison d’être à la raison d’espérer ». Comment ne pas rester confondu devant cet art du legato qui conserve aux sons toute leur netteté dans une longue respiration ininterrompue ? Les silences mêmes y revêtent une dimension organique, poursuivant la poésie dans cet espace merveilleusement ténu des harmoniques. Science et sensibilité mélodique, auxquelles bien peu de grands noms plus haut cités ont su accéder. Un chant précis jusqu’à l’incise, jusqu’à l’ascèse poétique et d’une incroyable finesse d’exécution. Chopin pertinemment plus réfléchi que sentimentalement extraverti. Enfin intelligent ? A preuve, les cinq Diapasons accordés par la revue du même nom sous la plume du pourtant redoutable Alain Lompech…
Roland Duclos
Dimanche 27 avril 2008

*Trace plurielle de Paroles données dans le premier volume des œuvres de Philippe Jones, consacré à sa poésie, aux éditions La Différence