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DIAPASON N° 578 (mars 2010)
ALEXIS de CASTILLON de SAINT-VICTOR (1838-1873)
Musique de chambre avec piano / Chamber music with piano
Quintette avec piano opus 1 - Quatuor avec piano opus 7
Laurent Martin & le Quatuor Satie
Cliquez sur l'image pour lire l'article de François LAURENT
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CLASSICA (mars 2010)
ALEXIS de CASTILLON de SAINT-VICTOR (1838-1873)
Musique de chambre avec piano / Chamber music with piano
Quintette avec piano opus 1 - Quatuor avec piano opus 7
Laurent Martin & le Quatuor Satie
Cliquez sur l'image pour lire l'article de Jacques BONNAURE
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CLASSICA (avril 2009)
Stéphanie-Marie DEGAND et Laurent MARTIN
Théodore DUBOIS
On redécouvre aujourd'hui Théodore Dubois, l'auteur du fameux Traité d'harmonie, qui présidait le jury du Prix de Rome ayant recalé définitivement Ravel. On n'est pas plus perspicace. Ce n'était pourtant pas un mauvais compositeur. Disons que la musique de Théodore Dubois présente une version assagie et très agréable des vertiges romantiques. Son contemporain Camille Saint-Saëns était plus distancié et classique. Lui se rapprocherait volontiers d'un Max Bruch ou Anton Rubinstein. C'est dire que les caractéristiques de son art sont plus européennes que françaises.
Les Canadiens du Trio Hochelaga avaient déjà tiré de l'oubli ses Trios et Quatuors avec piano. On retrouve dans ce nouveau CD Atma, auquel participent des membres dudit Trio, deux œuvres de premier plan, la Sonate pour violon en la (1900) et la Sonate pour violoncelle en ré (1905) qui définissent parfaitement l'art de Théodore Dubois : sens de la mélodie, romantisme tempéré, qualité et mesure de la forme.
À quoi s'ajoutent sept pièces plus brèves, que l'on pourra qualifier de musique de salon de qualité. L'interprétation est de grande qualité dans l'ensemble, en dépit de quelques insuffisances de la violoniste. Le CD Ligia Digital comprend également la Sonate pour violon, dans une version techniquement plus satisfaisante de Stéphanie-Marie Degand et Laurent Martin.
Autre découverte de choix, à côté de quelques pages plus secondaires, la Sonate pour piano, d'un romantisme tardif (1908) et concentré. Incontestablement décalée par rapport à la jeune génération, cette œuvre n'en est pas moins une des sonates françaises les plus abouties, très bien interprétée par Laurent Martin. Un parfait témoignage de ce qu'aurait pu être le post-romantisme à la française.
Prise de son dynamique et définie.
Jacques BONNAURE Classica avril 2009
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LA MONTAGNE (mars 2009)
Stéphanie-Marie DEGAND et Laurent MARTIN
Théodore DUBOIS
Résurrection
Théodore Dubois, tout un symbole!
"Il est un midi jamais son-né, ni prononcé par lequel nous sommes atteints et pour lequel nous n'atteignons rien, oui mais seulement le tout (est) atteint, partout, toujours."
Théodore Dubois composait la musique pour cet instant précieux où "le trait musical de l'infini" n'est autre que ce "bonheur immédiat, noeud éphémère étincelant, extase de ce qui est dans le faire, émerveillement et volupté dans le ressac, l'hypnose silencieuse et nue du souffle" (*).
Stéphanie-Marie Degand, archet à l'intelligence extatique impressionnante de détermination, et Laurent Martin, pianiste au toucher à l'énergie souverainement contrôlée et à la fluidité dynamique sans pathos, en dénouent les pénétrants effleurements dans l'Andante , le Scherzo-valse et le Saltarello pour violon et piano, Remember et Sonate pour piano seul en première mondiale chez Ligia Digtal, à côté de la Sonate pour violon et piano créée par Ysaÿe et Pugno!
Plus qu'en épigone romantique, ils confirment Théodore Dubois en symboliste, amoureux d'une écriture musicale qui, à l'image du poème de Crozals, "littéralement nous intime, fleurant l'intouchable, à inaugurer l'impossible" Ne cherchons pas ailleurs que dans la difficulté à trouver de tels interprètes réceptifs à ses puretés de trait et plus encore capables d'en traduire le lyrisme subtilement erratique et la délicatesse de l'éloquence harmonique, les causes de sa disparition du répertoire. Ils font un sort à l'absurde cliché réduisant cette musique à une amabilité désuète, confite dans la naphtaline esthétisante.
L'écriture de Dubois, dont le traité d'harmonie fait toujours autorité. est tout sauf un nostalgique bégaiement passéiste. La cohésion expressive, la sensibilité d'élocution et la vitalité interne du duo Degand-Martin en expriment toute la science du détail et le caractère novateur à bien des égards de la syntaxe. Davantage contemporain de Brahms, Saint-Saëns et Franck que de Stravinsky qu'il n'aimait guère tout en reconnaissant le génie, Dubois n'en tourne pas moins le dos aux conventions par l'originalité de son style.
Roland DUCLOS - La Montagne - 1er mars 2009
* Lisières du Lisible Jean-Marie de Crozals. Théétète éditions
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DIAPASON 555 (février 2008)
Laurent MARTIN
FREDERIC CHOPIN 1810-1849
Nocturnes op. 9 nos 1, op. 27 nO 2, op. 32 nO 1. Fantaisie- Impromptu.
Mazurkas op. 17 nO 4, op. 67 nO 4.
Polonaise op. 26.
Valse op. posth. Ballade op. 23.
Nocturne op. 72 nO 1, BI 49, BI 108.
Valses op. 64 nos 1 et 2 et op. 69.
Laurent Martin (piano).
Ligia Digital LID]01 0318807,
distr. HM. 0 2005, TT: 1 h 11'.
TECHNIQUE:6/10
Le repos du guerrier ? Pas vraiment, et pourtant, c'est une pause dans l'exemplaire carrière discographique de Laurent Martin qui depuis longtemps défend des compositeurs qui n'encombrent ni les salles de concert ni les bacs des disquaires: Alkan, Mel Bonis, Boëly,Onslow ont trouvé en lui un héraut talentueux... ce que confirme ce splendide récital: il joue Chopin avec une sonorité large, chantante, cuivrée, des basses profondes - nettes et en place ! -, un sens rare de la polyphonie et du rubato. Dans un programme variant les climats et les époques, chaque pièce trouve sa juste lecture, et quand on dresse l'oreille devant un tempo que l'on trouve un peu trop lent pour un nocturne, immédiatement le poids du son, sa longueur, l'appui sur les graves le justifient, Laurent Martin à une oreille remarquable pour mettre ensemble harmonie, mélodie et polyphonie... ce qui n'est pas si fréquent. Et sans aucune volonté professorale ou démonstrative: il semble inventer la musique à mesure qu'elle avance. Le pianiste dit qu'il a été marqué par la découverte du Chopin classique de Rubinstein, mais à la vérité, il ne tient guère de lui, il est plus fuligineux, plus tourmenté, plus sombre. A l'image du tableau de Delacroix qui orne la pochette.
Alain Lompech DIAPASON février 2008
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LA MONTAGNE (avril 2008)
Evidence pianistique
Laurent Martin, Chopin patricien
La forme se domine et porte, elle est porte qui s'ouvre et livre sa clarté, respire en plein espace (...) La ligne et sa brusque tension assaillent les regards, si le calme renaît, il fleurit sous l'accord... (*)
Choc en découvrant le Chopin de Laurent Martin, chez Ligia Digital. On se précipite sur Cortot, Samson François, Rubinstein, Arrau, Lipatti, Perlernuter, Pollini ou la trop confidentielle Novaes. Plus près de nous, on réécoute Freire, Kissin. Lugansky. Du (beau) monde sur les rangs ! Alors on repasse encore et encore Martin. Pause. Longue de préférence. Et on reprend tout à zéro. Émotion intacte : il est des évidences qui ne sauraient tromper. Fulgurance de la transparence que l'interprète ne doit qu'à la pureté et à la rectitude d'un jeu entier et dominateur, d'une impeccable projection patricienne. Pas d'esbroufe, de distorsion cadentielle, de gauchissement cosmétique de la syntaxe en quête d'épate. Ce pianiste, au rare toucher de plénitude, partage avec le poète belge cité en exergue cette culture pour une trop grande discrétion. Posture souligne Charles Dobzinski dans sa préface qui permet à Philippe Jones de s'interdire de "revendiquer une situation privilégiée". Et comme à l'exhortation de Jones, Laurent Martin semble "dans l'élan ultime et la forme première [accorder] la raison d'être à la raison d'espérer". Comment ne pas rester confondu devant cet art du legato qui conserve aux sons toute leur netteté dans une longue respiration ininterrompue ? Les silences mêmes y revêtent une dimension organique, poursuivant la poésie dans cet espace merveilleusement ténu des harmoniques. Science et sensibilité mélodique, auxquelles bien peu de grands noms plus haut cités ont su accéder. Un chant précis jusqu'à l'incise, jusqu'à l'ascèse poétique et d'une incroyable finesse d'exécution. Chopin pertinemment plus réfléchi que sentimentalement extraverti. Enfin intelligent ? A preuve, les cinq Diapasons accordés par la revue du même nom sous la plume du pourtant redoutable Alain Lompech...
Roland Duclos
Dimanche 27 avril 2008
*Trace plurielle de Paroles données dans le premier volume des œuvres de Philippe Jones, consacré à sa poésie, aux éditions La Différence |
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